NGK Pie Jesu

Nidarosdomens Guttekor de Norvège chantent une version de Pie Jesu
# Posté le vendredi 15 mai 2009 10:27

NGK Panis Angelicus

Nidarosdomens Guttekor de Norvège chantent Cesar Franck Panis Angelicus
# Posté le vendredi 15 mai 2009 10:25

EXCLUSIF "LES DESSOUS DU SOCIAL" : LES DETAILS DE L'ACCORD

EXCLUSIF "LES DESSOUS DU SOCIAL" : LES DETAILS DE L'ACCORD
Brice Hortefeux a tenu parole. Le ministre du Travail avait promis le 1er mai lors d'un entretien au Figaro de trouver un accord pour permettre aux Petits Chanteurs à la Croix de Bois, -"qui participent au rayonnement culturel de la France au plan national et international" (sic!)- de se produire à nouveau, alors qu'ils en étaient empêchés en raison d'une sombre question de réglementation sociale appliquée de manière très scrupuleuse par le préfet de l'Oise. Et bien c'est fait. Mardi soir, Brice Hortefeux a conclu dans son bureau rue de Grenelle un accord, a trouvé "une solution respectueuse de la législation du travail, protectrice des enfants, et adaptée à la tradition des Petits Chanteurs à la Croix de Bois", dixit le ministère.

Concrètement, les jeunes choristes en toge blanche seront rémunérés pour leurs prestations, 80% du smic brut, dont une grande partie sera consignée à la Caisse des Dépots et Consignations (encore elle!) jusqu'à leur majorité. Ils seront liés à l'association "Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois" par un contrat de travail adapté et ne pourront se produire chacun que 70 fois dans l'année : 60 fois lors de la tournée annuelle entre septembre et juillet, puis 10 fois hors tournée, le tout pour "tenir compte de la dimension pédagogique de l'association et respecter les rythmes de repos des enfants". Le ministre a précisé qu'un texte réglementaire serait prochainement pris pour consolider juridiquement cet accord.

Tout est bien qui finit bien. Les Petits Chanteurs ont pu reprendre leur tournée hier soir à Béthune, et vont poursuivre leur tournée 2009 (du 13 au 29 mai en France, Suisse et Italie, puis du 25 juin au 20 juillet en France seulement). De là à ce qu'ils croisent cet été la "route 66" de Johnny, maintenant, "tout devient possible"..
# Posté le jeudi 14 mai 2009 08:28

Ah ! Quelle Tournée ! - 21

Ah ! Quelle Tournée !  - 21

20 - Le clocher de Saint-Malo

Pour le souffle, l'abbé sait de quoi il parle. Lui-même n'en manque pas. Il y a dix ans, entouré de quelques grands, il a célébré la messe au sommet du Mont-Blanc.
Autour de la piscine, je m'en aperçois quand notre épreuve est terminée et que nous décompressons en buvant des jus de fruit à la terrasse de chez Florian, les grands chanteurs n'étaient pas là. Certainement que l'abbé leur avait donné quartier libre et qu'ils en ont profité pour aller baguenauder à l'intérieur de la ville, faire du lèche-vitrines ou bien bomber le torse en croisant des jolies filles comme l'a fait Alban l'autre jour à Lyon.
J'espère qu'Alban ne va pas avoir fait de mauvaise rencontre, truand pour le rançonner ou flic pour l'arrêter.
Cette crainte me traverse l'esprit car soudain un brouillard venu on ne sait d'où envahit la plage et jette sur tout ce qui entoure un voile opaque et inattendu.
La plage de Bon Secours, familiale et rassurante jusqu'ici se transforme tout à coup en une rive de la Tamise, inhospitalière et inquiétante, noyée dans l'épais brouillard londonien, où l'on ne sait plus qui l'on côtoie, où l'on peut, en faisant trois pas, se trouver soudain nez à nez avec Hercule Poirot, Sherlock Holmes ou Jack l'Eventreur....
J'en fais la réflexion à mon père. Il éclate d'un grand rire sonore en me disant que j'ai trop d'imagination.
Je ne réponds pas, mais je pense, moi, que les adultes, eux, ne font peut-être pas suffisamment travailler leur imagination, et qu'ils passent ainsi à côté de bien des choses importantes que nous voyons, nous, les enfants, et qu'ils ne remarquent même pas!
A huit heures et demie nous nous retrouvons dans la cour du Château de la Duchesse Anne. Une grande estrade est dressée au pied de la muraille qui sépare le château de la ville. Au sommet de ce mur de granit, entrecoupé de créneaux, claquent des étendards, giflés par le vent. C'est un lieu scénique grandiose. Des dizaines de projecteurs qui font ressortir le relief des pierres, en rehaussent encore la beauté.
Devant l'estrade, des chaises alignées par centaines jusqu'au fond de la cour du château.
Il y a déjà beaucoup de monde. Une employée de la Mairie nous emmène dans une salle qui ouvre sur la cour, et c'est là que nous allons revêtir nos aubes.
Ce soir, c'est un concert de gala, la mairie a fait imprimer des programmes sur papier de luxe, avec des extraits de la monographie qui nous a été consacrée aux éditions Ouest France et par exception ce sont les employés de la mairie qui proposent eux-même ce programme au public, nous épargnant de le faire nous-mêmes comme c'est le cas les autres soirs. Nous n'interviendrons qu'à l'entracte, pour vendre nos CD et nos cassettes.
A neuf heures l'éclairage des projecteurs s'intensifie, et l'abbé nous donne l'ordre d'entrer en scène.
En une longue file où les plus petits ouvrent la marche, nous nous avançons lentement vers l'estrade, gravissons les marches et gagnons le centre du vaste plateau où nous nous répartissons en quatre rangées échelonnées sur quatre niveaux différents.
L'abbé nous rejoint après avoir gravi d'un pas leste les marches du podium. Il se tourne vers le public qui l'applaudit chaleureusement. Tandis qu'il dit sa joie de se trouver dans cette ville superbe, chargée d'Histoire, moi, sans bouger la tête, car cela nous est interdit, j'observe tout ce qui m'entoure, et je me dis que le hasard, parfois, fait bien les choses.
Ce soir, il nous fait la surprise d'apporter une touche particulière à notre présentation. Le brouillard s'est dissipé, et ce sont maintenant des voiles de brume qui déroulent leurs volutes légères au dessus de la ville, qui les font descendre comme des écharpes transparentes du haut des créneaux de ce grand mur de granit, puis les font tournoyer lentement sur la scène autour de notre groupe, créant ainsi une atmosphère irréelle et mystérieuse.
Il y a, comme cela, des moments de grâce, dans notre vie manécantoriale. Ce soir va en être un.
Le miserere d'Allegri qui ouvre le programme conquiert d'emblée le public. L'enthousiasme des spectateurs, tant au long de notre première partie vouée au répertoire religieux qu'au long de la seconde partie, vouée au répertoire profane, ne va cesser de s'amplifier à chaque nouveau morceau que nous interprétons. Jusqu'au Clocher de Saint-Malo, que nous créons en public à la fin de notre concert ce soir, et qui va être plébiscité par des applaudissements d'une vigueur rarement atteinte.
Si bien que l'abbé va nous le faire chanter une deuxième fois. Bisser un morceau, cela ne nous arrive jamais dans nos concerts, mais manifestement ce soir n'est pas un soir comme les autres. L'abbé est rayonnant de joie, voyant qu'il a visé juste en misant sur ce chant pour conclure notre programme.
Quand l'enregistrement de ce chant est sorti il y a quelques mois, nous étions venus le présenter à Elysée Bretagne devant les caméras de télévision, en présence d' Henri Quéffélec, qui nous aime bien et qui aime aussi beaucoup ce chant, et en présence également de Michel Jazy et de Mimoun, dont la sympathie et les conseils nous sont toujours précieux.
Après le concert, le Curé-Archiprêtre de la cathédrale de Saint-Malo nous remercie d'avoir aussi bien chanté son Clocher et félicite l'abbé de son concert. Le maire y va aussi de son compliment. Tandis que Maximilien et moi, nous nous disposons à rejoindre ma famille pour aller nous coucher, je vois Alban en grande conversation avec un homme d'une trentaine d'années, vêtu d'un blazer bleu et d'un pantalon de flanelle grise, au visage énergique, une pipe d'ambre entre les dents. Alban plisse le front et fait des grimaces avec sa bouche. Il écoute avec attention ce que lui dit l'autre et lui répond de temps à autre de façon brève et d'un air embarrassé.
Quel nouvel ennui se prépare pour Alban?
Je voudrais bien savoir sur quoi porte l'entretien des deux hommes, mais brusquement mon père me tire par la manche. Je suis obligé de le suivre. Tandis que je marche en silence, mon père s'exclame :
- Qu'est-ce qui ne va pas encore, Jérôme? Il est minuit, je crois qu'il était temps de rentrer, non?
- Tout va bien, papa, ne t'inquiète pas!
- Alors, souris, Jérôme, au lieu de faire une tête d'enterrement! Votre concert a marché du tonnerre! Tu ne pouvais pas souhaiter mieux! Après votre course brillante dans la piscine, voilà vraiment une journée à marquer d'une pierre blanche. Moi, en tout cas, je suis ravi!
Et mon père se met à esquuisser un pas de danse et à chantonner, ce qui ne lui arrive jamais dans la rue.
C'est bien vrai qu'il y a des tas de choses que les grandes personnes ne remarquent pas.
Je soupire, je hausse les épaules, et pour me mettre au diapason, je me mets à chantonner à mon tour et à danser derrière mon père les mêmes pas que lui. Pour ne pas être en reste, Maximilien se croit obligé d'en faire autant.
Un couple se retourne sur nous en riant.
Ma mère se fâche et dit entre ses dents :
- Un peu de tenue, s'il vous plaît! Ce n'est pas parce que vous êtes contents, qu'il faut vous faire remarquer!

......................................A suivre..................................................
# Posté le jeudi 14 mai 2009 08:10

Good King Wenceslas - Aled Jones, Benjamin Luxon, Westminster Cathedral Choir

Aled Jones encore très jeune, chante le chant de Noël Bon Roi Wenceslas avec le baryton Benjamin Luxon et Westminster Cathédrale Chorale.
# Posté le jeudi 14 mai 2009 05:34